Pourquoi investir dans l’énergie renouvelable ?

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Le règne de l’énergie renouvelable est enfin arrivée. Il est maintenant possible, en 2021, de dire que ce type d’énergie est utilisé partout à travers la planète. Depuis 10 ans, sa croissance est fulgurante. En plus, ce n’est que le début. L’urgence de diminuer les émissions de gaz à effet de serre afin de freiner les changements climatiques pousse de plus en plus d’individus, d’entreprises et de gouvernements à se tourner vers l’énergie renouvelable.

Des débuts modestes : un concept plus théorique que pratique

Je me rappelle plus ou moins de tout ce qui m’a été enseigné durant les cours d’histoire et géographie au début de mon secondaire. Par contre, une notion m’a marquée. C’est la différence entre l’énergie renouvelable et non-renouvelable. Quelque part entre un cours d’anglais et de mathématiques en 2008, j’y ai été sensibilisé pour la première fois et c’est resté gravé dans mon esprit depuis.

Je dis que ça m’a marqué, parce que pas loin de 10 ans plus tard, je me suis inscrit dans une maîtrise en gestion de l’environnement. Sans doute inconsciemment, je suis sûr que j’ai été influencé par ce que j’avais appris plus tôt durant mon jeune temps insouciant. 

La différence entre renouvelable et non-renouvelable

En bref, une énergie renouvelable est produite grâce à une source d’énergie inépuisable. Par exemple, cela peut être le soleil, le vent ou le mouvement de l’eau. De par sa nature, son utilisation est durable. Ses sources existent depuis toujours et continueront d’exister jusqu’à la fin des temps. 

En contradiction, l’énergie non-renouvelable provient de ressources qui sont épuisables. Les plus connues sont les combustibles fossiles tels le pétrole et le charbon. Puisqu’elles sont présentes en quantité limitée sur la planète, un jour, ces ressources seront épuisées.

À priori, notre existence en tant qu’être humain n’est pas infinie, nous ne voyons donc pas nécessairement de différence entre les deux types d’énergie. En effet, nous avons des besoins à court terme et nous les satisfaisons avec la solution la plus rapide et efficace. Donc, depuis la révolution industrielle, nous utilisons les combustibles fossiles. Ils sont abondants, peu coûteux et extrêmement efficaces.

La principale conséquence négative des combustibles fossiles

Or, lorsqu’il est question de combustible, forcément, il faut penser aux émissions causées par la combustion. Entre autres, lorsqu’une énergie fossile est brûlée, elle émet des gaz à effet de serre (GES). C’est là que se trouve la plus grande différence entre les énergies renouvelables et non-renouvelables. 

En raison de leur concentration de plus en plus grande dans l’atmosphère, les gaz à effet de serre tels le CO2 ou le méthane sont responsables du phénomène de réchauffement planétaire que l’on connaît depuis plusieurs années. En effet, ils ont une propriété d’absorption de la chaleur. Cela signifie que ces gaz attrapent une partie de la chaleur terrestre avant qu’elle ne s’échappe de l’atmosphère et la renvoie à la surface. C’est ce qu’on appelle  l’effet de serre[1].

Chaque fois que nous faisons brûler une énergie fossile, des GES sont émis dans l’atmosphère. En soi, cela n’est pas nécessairement problématique. Effectivement, nous avons besoin de ce phénomène pour pouvoir profiter de températures favorables à la vie sur Terre.

Naturellement, la planète est capable de se réguler. Grâce au cycle du carbone, la quantité présente de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est restée constante durant des milliers d’années. Ce cycle est soutenu d’abord par la cohabitation des êtres vivants qui sont mutuellement dépendants.

Effectivement, les animaux et les humains respirent de l’oxygène et émettent du carbone , alors que les végétaux produisent de l’oxygène et consomme du carbone. Ceci représente la base de l’incroyable relation interdépendante entre la respiration et la photosynthèse. Également, les océans sont eux aussi capables d’absorber une quantité phénoménale de GES. Ensembles, ces phénomènes naturels permettaient à un équilibre de subsister.

Le bouleversement d’un équilibre essentiel

Tristement, nous avons brisé cet équilibre lorsque nous nous sommes mis à extraire et bruler les combustibles fossiles de façon intensive. Depuis la révolution industrielle, la concentration de GES dans l’atmosphère a augmenté de 47%. C’est irréfutable, nous en sommes les principaux responsables[2]. L’effet de serre causé par la concentration de plus en plus importante de GES dans l’atmosphère a fait augmenter graduellement la température moyenne de la planète.

Jusqu’à maintenant, il y a eu une hausse de près de 1 degré Celsius de la température moyenne mondiale. Déjà, cette différence a de nombreuses conséquences. Elle provoque la hausse du niveau de la mer, l’augmentation de la fréquence des catastrophes naturelles et l’assèchement de régions entières. Selon les scientifiques, si la tendance se maintient, la situation sera bien pire d’ici le prochain siècle.

Voilà, c’est la fin de mon petit cours 101 sur les changements climatiques. Si vous n’y croyez pas, je vous invite à quitter cette page et faire une recherche Google sur le fait que la Terre est plate. Les résultats de celle-ci pourront vous intéresser un peu plus.

Le moment de gloire des énergies renouvelables

Heureusement, la solution à tout cela est simple. Il faut diminuer nos émissions de GES. Par contre, la manière d’y arriver est complexe. Il faut faire de nombreux changements. L’un de ceux-ci, transitionner vers les énergies renouvelables. Au Québec, nous avons la chance d’avoir eu de grands visionnaires pour nous diriger dans le passé. Grâce à eux, depuis plusieurs années, la quasi-totalité de l’électricité que nous consommons vient d’une source d’énergie renouvelable : l’hydroélectricité. Bien sûr, ce n’est pas une solution parfaite. Il a fallu inonder de nombreux territoires et construire d’immenses barrages pour y arriver. Par contre, je crois personnellement que les effets positifs dépassent le négatif.

Maintenant, ailleurs dans le monde, il y a encore une forte dépendance envers les énergies fossiles pour produire l’électricité. C’est simplement parce que c’est la solution la plus simple et efficace. Je rectifie, *c’était*. Effectivement, durant les 10 dernières années, le coût des technologies associées au développement des énergies renouvelables tels le solaire et l’éolien ont diminuées considérablement. Depuis 2009, les coûts ont diminué de 81% pour le solaire et de 46% pour l’éolien. Selon Bloomberg, dans certains pays, ces deux sources énergétiques sont les options les moins chères pour produire de l’électricité[3]. Cela a eu un impact incroyable sur leur utilisation. Personnellement, je trouve ça génial de voir que les énergies fossiles sont en train de se faire détrôner.

Lorsque j’ai entendu parler de ces technologies pour la première fois, en 2008, seulement 3% de la production mondiale d’énergie venait de source renouvelable[4]. Dix ans plus tard, cette part a plus que quadruplé pour atteindre 12,9% du total. La même année, ces technologies ont permis d’éviter l’émission de 2 milliard de tonnes de GES. Cela est loin d’être négligeable en considérant que le total global des émissions était de 13,7 milliards en 2018 [3].

L’intérêt envers le renouvelable grandit de façon exponentielle depuis quelques temps. Par exemple, à elle seule, l’énergie solaire a été récipiendaire d’investissements de 1 300 milliards de dollars américains à travers le monde entre 2010 et 2019. D’ailleurs, c’est le type d’énergie qui a connu la plus forte croissance passant d’une capacité de production de 25 à 663 gigawatts pendant la même période[3].

Comment investir dans les énergies renouvelables

C’est ce qui m’amène à mettre mon chapeau d’investisseur responsable. Selon moi, nous avons devant nous une opportunité incroyable de participer à la transition. Bien sûr, c’est un secteur relativement risqué. La très grande majorité de l’énergie produite vient des combustibles fossiles encore aujourd’hui et rien ne nous garantis qu’à l’avenir, cela changera. Également, les énergies renouvelables ont déjà connu une forte croissance et les marchés se sont un peu emballés dans la dernière année.

Par contre, personnellement, je crois en ces technologies. Je n’ai aucun doute qu’elles font partie de la solution et continueront de le faire dans le futur. D’ailleurs, leur rôle doit devenir de plus en plus grand dans nos sociétés si nous voulons éviter le pire de la crise climatique. Les énergies renouvelables doivent devenir le premier choix partout sur le globe.

Or, c’est déjà en train de se produire. En Chine, 758 milliards $ u.s. y ont été investis en 10 ans. En Europe, c’est 698 milliards $ u.s. et globalement, 29 pays ont investi plus de 1 milliard $ [3]. De plus, en 2018, les investissements mondiaux dans le développement des énergies renouvelables ont représenté le triple des montants investis dans les énergies fossiles.

Pour ma part, je suis convaincu, les énergies renouvelables, c’est l’avenir. J’ai décidé d’y investir puisque j’ai la conviction que c’est une bonne chose. Comment peut-on investir dans le secteur ? Entre autre, il est possible d’acheter des FNB à thématique énergie renouvelable. Malheureusement, ils ne sont pas encore disponibles sur le marché canadien. Je suis certain que ce n’est qu’une question de temps avant que ce soit le cas. D’ici là, j’ai choisi ces quatre FNB offerts sur le marché américain: ICLN, RNRG, TAN et FAN

Il est facilement possible d’investir dans ces fonds, entre autre, en ouvrant un compte sur la plateforme WealthSimple Trade. Investir dans les énergies renouvelables, c’est une des nombreuses occasions que nous avons d’aligner nos placements à nos convictions. Ça nous permet de participer à un mouvement positif à l’échelle mondiale. Personnellement, c’est une des choses qui m’aide à sentir que je vie à temps plein.

*Bien évidemment, je vous invite à faire vos propres recherches et à consulter un professionnel en services financiers avant de vous lancer. Il s’agit d’investissements risqués*

[1]https://atlasclimatique.ca/gaz-effet-de-serre
[2]https://climate.nasa.gov/news/2915/the-atmosphere-getting-a-handle-on-carbon-dioxide/
[3]https://www.unep.org/fr/actualites-et-recits/communique-de-presse/une-decennie-dinvestissement-dans-les-energies
[4]https://www.iea.org/data-and-statistics?country=WORLD&fuel=Energy%20supply&indicator=TPESbySource

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