La bourse c’est comme un centre d’achat

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La bourse est l’une des choses pour lesquelles j’exprime de la gratitude le plus souvent. Vite de même, ça peut paraitre étrange. Souvent, quand on pense aux marchés boursiers, on pense à Wall Street, au profit à tout prix, aux traders en vestons cravattes et bien sûr, au maudit capitalisme. C’est malheureux que ce préjugé soit aussi répandu. Effectivement, moi, quand je pense à la bourse, je vois un mécanisme incroyable qui permet à n’importe qui d’investir son argent dans n’importe quelle compagnie de son choix, de faire des investissements responsables, d’en tirer profit et de participer au progrès de notre société. La bourse, c’est pas juste fait pour les gens à l’argent, c’est pas juste des chiffres. La bourse, c’est comme un centre d’achat.

Comment ça fonctionne la bourse ?

Au lieu d’y aller avec une définition ennuyeuse, je préfère y aller avec une comparaison. Quand on va au centre d’achat, on a la possibilité d’entrer dans de nombreux magasins, de trouver pratiquement tous les objets ou les services qui existent et de choisir d’en acheter, ou pas. C’est ouvert à tous, de l’heure d’ouverture jusqu’à l’heure de fermeture. 

La bourse, c’est pareil. La seule différence, c’est que l’entrée est un peu plus compliquée à trouver, à moins d’habiter à Toronto, New York ou à Londres. Une fois qu’on sait comment y aller, on a la possibilité de choisir n’importe quelle compagnie qui s’y trouve et d’utiliser son argent pour acheter ce qu’elle nous offre, une chose très particulière. Cette chose, ce n’est pas un chandail, une télé ou un trio hamburger-frite-liqueur. Cette chose, c’est une action.

Qu’est-ce que c’est une action ?

Une action, c’est une fraction du droit de propriété d’une compagnie. Par exemple, en achetant une action de Facebook, on devient propriétaire de plus ou moins 0.00000000035% de la compagnie. D’un premier coup d’œil, ça peut paraître insignifiant. Par contre, quand on réfléchit au fait que 2,8 milliards de personnes utilisent Facebook pratiquement tous les jours[1], et que l’entreprise a des revenus annuels de 73 357 000 000$[2], rapidement, on réalise que ça ne l’est aucunement. Le jour où j’écris ces lignes, une action de Facebook vaut 256$ (300$ deux mois plus tard)[3].

Maintenant, je ne suis en aucun cas en train de dire qu’il faut tout mettre son argent dans Facebook. Je précise, il ne faut JAMAIS investir tout son argent dans une seule compagnie.

Le but ici est simplement de donner une idée des bénéfices que peuvent rapporter le fait d’être actionnaire. Ces bénéfices se présentent de deux manières. D’abord, à mesure qu’une entreprise croît, la valeur d’une action de celle-ci croît également. À but comparatif encore une fois, une action de Facebook valait environ 25$ en 2012 [2]. Donc, quelqu’un qui possédait une action à ce moment a vu la valeur de celle-ci augmenter d’environ 230$. Cela représente une croissance de plus de 900% en seulement 9 ans.

La deuxième manière d’obtenir des bénéfices grâce à une action est par la réception d’un dividende. Cela se produit lorsqu’une compagnie décide de redistribuer une part des profits qu’elle a générées à ses propriétaires (les actionnaires).

Encore une fois cependant, je précise, il ne faut JAMAIS investir tout son argent dans une seule compagnie.

Comment débuter en tant qu’investisseur boursier de façon facile, rapide et efficace ?

Une solution pour investir de façon efficace en bourse sans avoir à passer des heures à rechercher les meilleurs actions serait d’acheter le marché au complet. Évidemment, ce serait pratiquement impossible d’aller soi-même acheter une à une les actions de toutes les compagnies disponibles sur le marché. Heureusement, il existe quelque chose de merveilleux dans le monde des finances qui s’appelle : les fonds négociés en bourse (FNB). 

Qu’est-ce que ça mange en hiver ça un FNB? Je dirais, un peu de compagnies informatiques, des constructeurs automobiles, des producteurs agricoles, et pas mal tout le reste des compagnies qui existent dans nos sociétés. En achetant une action d’un FNB, on devient propriétaire d’une fraction d’un portefeuille rempli d’actions de plusieurs centaines, voire de milliers d’entreprises.

Warren Buffet a annoncé récemment qu’à son décès, il veut que 90% de sa richesse soit investie dans des FNB à gestion indicielle[3]. Première question, qui est Warren Buffet? Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est le Wayne Gretzky de la bourse. Deuxième question, qu’est-ce qu’un FNB à gestion indicielle. Il s’agit d’un portefeuille d’actions qui est réparti de manière à représenter le marché boursier en totalité. Personnellement, si Wayne me disait comment compter un but au hockey, je l’écouterais. J’écoute donc ce que Warren dit sur les investissements en bourse.

La bourse, c’est risqué non?

Maintenant, il ne faut pas oublier le risque avec la bourse. Parfois, la valeur des actions cotées en bourse augmente, parfois, elle diminue. C’est la première vérité incontestable. Et oui, certains jours, la valeur de nos investissements en bourse va diminuer. Quelques fois, des évènements très malheureux vont se produire et la valeur des marchés va en souffrir pendant des semaines, des mois, ou même des années.

Récemment, la pandémie de la COVID-19 a fait perdre au marché canadien 33% de sa valeur en l’espace d’un mois. Si quelqu’un avait investi 10 000$ dans un FNB du marché canadien en février 2020, à la fin du mois de mars, la valeur de son placement aurait baissé à plus ou moins 6 500$[4]. Quel malheur ! La bourse, c’est beaucoup trop risqué… Non ?!?

Des chutes des marchés comme celle de mars 2020, il y en a eu plusieurs pendant l’histoire et il y en aura plusieurs autres assurément. Par contre, à chaque fois qu’il y a une baisse, il y a une hausse. C’est comme on dit, après le pluie, le beau temps.

Après chaque crise, les marchés se sont rétablis et ont recommencé à croître.  En 2020, au bout de 9 mois, le marché canadien était de retour à son niveau pré-pandémie. En 2008, alors que tout le monde pensait que le système bancaire comme on le connaît allait s’effondrer et que la panique a fait perdre au marché près de la moitié de sa valeur en quelques mois, il a fallu moins de deux ans pour que le marché se rétablisse[4].

Voici donc le dicton classique de l’investisseur en bourse : l’important ce n’est pas d’entrer et de sortir du marché au bon moment, c’est d’y rester le plus longtemps possible. Effectivement, depuis que la bourse existe aux États-Unis, soit depuis 90 ans, le rendement moyen du marché a été de 9,8% par année. Pendant toutes ces années, il y a eu, évidemment, de nombreux événements tragiques et des périodes creuses pour les marchés boursiers. Grande dépression des années 30, 2e guerre mondiale, deux chocs pétroliers, une bulle de l’informatique, la crise financière de 2008 et finalement, la pandémie de COVID-19. Malgré tout ça, les marchés se sont, à chaque fois, rétablis et ont recommencé à croître. Effectivement, à travers tous ces hauts et ces bas, la moyenne du marché a été de 9,8% par année.

Cela nous amène à la deuxième vérité sur la bourse, le plus grand facteur de risque, c’est nous-même. Effectivement, le plus important en tant qu’investisseur(euse) en bourse, c’est la discipline. Il ne faut pas laisser nos émotions nous contrôler. Cela veut dire qu’il ne faut surtout pas succomber à la panique et vendre lorsque les marchés chutent. Également, il ne faut pas non plus seulement acheter lorsque la bourse est en hausse. Si on fait cela, l’échec est assuré. Pour réussir, il faut investir et ce, quand il pleut autant que quand il fait beau.

Comment équilibrer son portefeuille pour diminuer son risque ?

Également, un élément important pour s’assurer un succès en tant qu’investisseur(euse) en bourse, c’est de bien balancer ses investissements. Pour ce faire, il faut posséder des bons. Rapidement, les bons sont des mécanismes de financement utilisés par les entreprises et les gouvernements pour obtenir des liquidités ($).  Ceux-ci offrent des bons pour obtenir de l’argent en échange duquel ils s’engagent à verser des intérêts de façon périodique et à rembourser le montant total au bout d’une période prédéterminée. En bref, ce sont des investissements beaucoup moins risqués. En effet, à moins que le gouvernement du Canada fasse faillite, on ne perd pas l’argent investi dans un bon du gouvernement canadien. 

Ces bons, en étant moins risqués, permettent donc d’équilibrer un portefeuille de manière à diminuer sa baisse en valeur lorsque les marchés boursiers chutent. Selon son profil d’investisseur(euse) et sa volonté de risquer, il faut y aller avec une certaine proportion de son portefeuille total en bons. Généralement, la règle classique indique que ce pourcentage devrait être égal à notre âge. La raison est simple, plus on est jeune, plus on peut risquer puisqu’il nous reste plus de temps à passer sur le marché. Quelqu’un qui a 30 ans, devrait donc, de façon générale, posséder 30% de bons et 70% d’actions dans son portefeuille. 

Bien sûr, cette règle n’est pas universelle. Chacun doit y aller selon ses préférences, sa tolérance au risque et surtout, en fonction de la période durant laquelle son argent sera investi. Par exemple, si on veut avoir un fonds pour partir en voyage dans deux ans, ce n’est pas la même chose que si on veut accumuler un fonds à long terme pour la vie à temps plein. Effectivement, il faut adapter sa stratégie d’investissement selon notre durée de placement.   

Tout ceci peut paraître complexe et investir en bourse peut sembler être un processus long. Par contre, ce n’est pas le cas. En effet, il existe de merveilleux produits offerts sur le marché qui permettent d’obtenir exactement ce que l’on veut. Cela est possible grâce à la gamme très diversifiée de FNB disponible en vente sur le marché. Pour ceux qui désirent investir en suivant leur conscience, il existe aussi plusieurs options de FNB à caractère responsable.

La porte d’entrée vers les marchés boursiers

Finalement, où est donc la porte d’entrée vers ce fabuleux monde qu’est la bourse? Elle se trouve, entre autre, en ouvrant un compte personnel auprès d’un service de courtage en ligne (achat et vente d’actions sur internet). Aujourd’hui, pratiquement toutes les banques offrent le leur. Personnellement, mon compte de courtage est ouvert avec Wealthsimple. C’est une entreprise géniale qui a pour mission, entre autres, de rendre accessible à tout le monde les marchés boursiers et ce, à très faible coût. Ils ont d’ailleurs tout récemment publié sur leur site une série de capsules informatives sur l’investissement. Selon moi, une fois que nous avons acquis les connaissances de base qui y sont présentées, nous sommes prêts à investir en bourse. D’ailleurs, il ne faut pas hésiter à se lancer, car plus tôt dans notre vie nous commençons à le faire, plus grand sont les bénéfices générés.

***Attention : Mes textes présentent mon expérience personnelle et les notions que je connais personnellement. En aucun cas ils remplacent les connaissances d’un spécialiste dans le domaine. Avant d’investir, consultez un expert.***

[1] https://www.statista.com/statistics/264810/number-of-monthly-active-facebook-users-worldwide/
[2] https://ca.finance.yahoo.com/quote/FB?p=FB&.tsrc=fin-srch
[3] https://www.cnbc.com/2019/02/26/warren-buffett-wants-90-percent-of-his-estate-invested-in-index-funds.html
[4] https://ca.finance.yahoo.com/quote/%5EGSPTSE?p=%5EGSPTSE

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